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Réflexion sur le droitJ'ai la mémoire du passé, le présent à affronter, je marche vers le futur car la vie continue !
September 04 Violences faites aux femmes : bilan du plan de lutte 2005-2007La mission chargée d'évaluer la mise en oeuvre du plan de lutte 2005-2007 contre les violences faites aux femmes a remis son rapport à la secrétaire d'État à la solidarité, Valérie Létard ainsi que ses préconisations relatives au second plan (2008-2010). Etabli par l'Inspection générale de l'administration, des affaires sociales et des services judiciaires (IGAS, IGSJ et l'IGA), le rapport indique que si les lois ont accru la répression de ce type d'infractions au sein du couple, le manque de structures (hébergement pour l'auteur des violences, etc.) et de moyens (psychologues, travailleurs sociaux, etc.) entrave la mise en oeuvre globale du plan. De même, concernant la prise en charge des femmes, si l'intervention des services (police, tribunal, hôpital, etc.) s'est professionnalisée, l'accompagnement vers l'autonomie par le logement et le travail restent insuffisant. Pour améliorer le second plan 2008-2010, la mission recommande : de rendre plus cohérentes les politiques locales en plaçant des délégués auprès du préfet de région ; d'améliorer le répérage des violences ; de développer une prise en charge plus précoce des auteurs et la prise en compte des conséquences pour les enfants ; d'intégrer des mesures relatives aux violences au travail. Par ailleurs, la mission juge suffisant le dispositif législatif français et estime qu'une loi cadre ne pourrait régler les difficultés persistantes (V. Dr. pénal 2008, alerte 8). Elle propose la création d'une ordonnance de protection pour les femmes victimes de violences et des adaptations réglementaires sur des points délicats (articulation entre le pénal et le civil, etc.). Rappelons que la loi du 26 mai 2004 relative au divorce organise l'éviction du conjoint violent du domicile conjugal et renforce la protection du consentement au mariage (L. n° 2006-399, 4 avr. 2006 : Journal Officiel 5 Avril 2006). Les infractions commises au sein du couple sont retenues comme circonstance aggravante (V. L. n° 2005-1549, 12 déc. 2005 ; L. n° 2007-297, 5 mars 2007). Un bilan de la loi du 4 avril 2006 relève toutefois un recours trop fréquent à la médiation pénale et une mauvaise articulation entre les juges du siège et le Parquet (JCP G 2008, I, 131). L'Observatoire national de la délinquance (OND) estime le nombre de femmes victimes de violences au sein du couple à 584 000 et à 700 000 en tenant compte des violences commises hors du foyer, par un ancien conjoint. Seules 8 % des femmes déclarent ces violences. Sources :
La Documentation française, juill. 2008 Projet de loi généralisant le revenu de solidarité activeLe haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, a présenté le 3 septembre en conseil des ministres, un projet de loi généralisant le revenu de solidarité active (RSA) et réformant les politiques d'insertion. Le projet de loi généralise, à compter du 1er juin 2009, sur l'ensemble du territoire le RSA actuellement expérimenté dans 34 départements et institue un contrat unique d'insertion. Le nouveau dispositif remplace le revenu minimum d'insertion (RMI), l'allocation de parent isolé (API), les systèmes d'intéressement (primes forfaitaires de retour à l'emploi) et la prime de retour à l'emploi. Il prévoit l'accompagnement du bénéficiaire du RSA sans activité par un référent unique. L'objectif est l'incitation à la reprise d'emploi en permettant un cumul partiel entre les revenus salariaux et la nouvelle allocation. Une aide ponctuelle est également prévue pour couvrir les frais liés à la reprise d'un travail. En outre, le passage vers l'emploi ne s'accompagnera plus d'une perte brutale des droits (couverture maladie universelle, aides au logement, etc.) mais d'une réduction progressive. La mise en oeuvre du RSA relève de la responsabilité de l'État et des départements. Il sera financé par un prélèvement de 1,1% sur les revenus du capital (revenus du patrimoine et du placement). Le président du conseil général est compétent pour attribuer la prestation et décider de l'organisation du dispositif local d'orientation et de l'accompagnement du bénéficiaire, ainsi que des sanctions en cas de non-respect, par le bénéficiaire, de ses obligations, telles que déclinées dans son projet personnalisé, ou en cas de fraude. La prestation pourra être suspendue en tout ou partie. Par ailleurs, le projet de loi instaure un contrat unique qui simplifie le dispositif des contrats aidés, en remplaçant les contrats réservés aux bénéficiaires de minima sociaux. Sera également créé un programme départemental d'insertion. La réforme sera examinée à partir du 22 septembre par le Parlement réuni en session extraordinaire. Sources :
Conseil des ministres, 3 sept. 2008, communiqué Stress au travail : Force Ouvrière signe l'accord interprofessionnelLe 2 septembre, Force Ouvrière a décidé de signer l'accord national interprofessionnel sur le stress au travail conclu le 2 juillet dernier et déjà signé par la CFTC et la CFDT. L'ANI transpose en droit français l'accord sur le stress au travail conclu par les partenaires sociaux européens le 8 octobre 2004 (V. JCPS 2008, act. 428). Dans un communiqué, Force Ouvrière souligne certaines avancées par rapport au texte européen, mais regrette « l'absence d'obligation de négocier dans les branches professionnelles » qui « conduit à limiter la portée de cet accord ». Force Ouvrière invite ses Fédérations à reprendre cet accord pour qu'il fasse l'objet de discussions dans les branches afin de l'adapter à leurs spécificités et que les entreprises des différents secteurs l'appliquent. L'objet de l'accord est principalement : d'augmenter la prise de conscience et la compréhension du stress au travail par les employeurs, les travailleurs et leurs représentants, en fournissant notamment une liste d'indicateurs qui peuvent révéler la présence de stress dans l'entreprise ; de fournir aux employeurs et aux travailleurs un cadre qui permette de détecter, de prévenir, d'éviter les problèmes de stress au travail. En outre, les partenaires sociaux avaient décidé d'engager, dans les 12 mois qui suivent la signature de l'accord, une négociation spécifique sur les questions de harcèlement et de violence au travail (qui ne font pas partie de l'ANI), dans le cadre de la transposition de l'accord européen du 26 avril 2007 (V. JCP S 2007, act. 219). Sources :
FO, 2 sept. 2008, communiqué Conseil informel des ministres des transports européens : des avancées en faveur d'un transport durableLes ministres des transports de l'Union européenne, se sont réunis pour un conseil informel les 1er et 2 septembre à La Rochelle, en présence de Jean-Louis Borloo. Les échanges ont portés sur quatre dossiers majeurs que le conseil souhaite faire avancer d'ici la fin de la présidence française de l'Union européenne : - les transports urbains ; - la proposition de révision de la directive Eurovignette ; - la sécurité maritime ; - les autoroutes de la mer. Dans la perspective du prochain plan d'action sur la mobilité urbaine que doit publier la Commission européenne, les ministres ont souligné la nécessité d'encourager toutes les initiatives des collectivités territoriales en faveur d'un transport urbain plus respectueux de l'environnement. Ils ont notamment évoqué la création d'un « centre de ressources » regroupant les informations statistiques et les réglementations en vigueur dans toutes les villes, afin de faciliter l'échange de bonnes pratiques. Ils souhaitent également l'émergence d'un « marché européen du véhicule urbain propre » afin d'aider les constructeurs à définir de nouvelles normes. Concernant la proposition de la révision de la directive Eurovignette (Cons UE et PE, dir. n° 1999/62, 17 juin 1999 relative à la taxation des poids lourds pour l'utilisation de certaines infrastructures : JOUE n° L 187, 20 juin 1999, mod. Cons UE et PE, dir. n° 2006/38/CE : JOUE n° L 157, 9 juin 2006, p. 8), les ministres se sont prononcés en faveur d'une tarification des modes de transport prenant progressivement en compte les « coûts externes » (congestion, bruit, pollution hors émissions de CO2, dans un premier temps), en commençant par le transport routier (CE, communiqué IP/08/1119, 8 juill. 2008 ; V. Rev. dr. transp. 2008, étude, Isabelle Bon-Garcin ; Rev. dr. transp. 2007, alerte, 91). La mise en oeuvre de la directive sera facultative pour amorcer le processus dans les États volontaires. Concernant la sécurité maritime, les ministres veulent dialoguer avec le Parlement européen pour trouver prochainement, avec l'aide de la Commission, une issue positive aux travaux sur le paquet Erika III. Enfin, des réflexions ont été menées quant aux moyens de donner une impulsion nouvelle au développement des autoroutes de la mer. Sources :
UE, Présidence 2008, 2 sept. 2008, communiqué Schengen : utilisation du système d'information sur les visasLe Parlement européen a adopté, le 2 septembre, un rapport sur l'utilisation du système d'information sur les visas (VIS) dans le cadre du code frontières Schengen. Le texte vise à développer une gestion intégrée des frontières européennes via l'adoption de règles communes sur l'utilisation du VIS. Le rapport prévoit ainsi l'introduction d'une dérogation en préconisant, dans certains cas, une consultation du VIS uniquement via le numéro de la vignette du visa ou bien, via le numéro de la vignette du visa combiné à la vérification des empreintes digitales. Le rapport précise les cas dans lesquels cette dérogation peut s'appliquer : quand le temps d'attente à la frontière risque d'être trop élevé à cause d'un trafic intense ; quand toutes les ressources en termes de personnel, d'installations et d'organisation ont été épuisées ; quand une évaluation garantissant l'absence de risque en termes de sécurité interne et d'immigration illégale a été effectuée. Lorsque subsiste le moindre doute sur l'identité du détenteur du visa et/ou sur l'authenticité du visa, le VIS doit être consulté via le numéro de la vignette du visa et la vérification des empreintes digitales. Les députés demandent que chaque État membre transmette annuellement un rapport sur l'application de cette dérogation. Au plus tard deux ans après l'entrée en vigueur du règlement, la Commission transmettra au Parlement et au Conseil une évaluation de la dérogation. Sources :
PE, 2 sept. 2008, communiqué Communication ministérielle sur la mise en oeuvre de la révision constitutionnelleLe 3 septembre, le Premier ministre a présenté au Conseil des ministres une communication relative à la mise en oeuvre de la révision constitutionnelle issue de la loi du 23 juillet 2008 (L. constit. n° 2008-724, 23 juill. 2008 : Journal Officiel 24 Juillet 2008 ; Sur la révision constitutionnelle, V. : JCP A 2008, act. 696 ; JCP G 2008, I, 168, B. Mathieu, étude ; JCP G 2008, I, 169, Dossier sous la direction de M. Verpeaux). François Fillon a indiqué que, sous réserve de certaines dispositions d'application immédiate, la plupart des nouvelles dispositions nécessitaient des textes d'application pour entrer en vigueur (lois organiques et lois ordinaires). C'est le cas, notamment, des diverses mesures visant à renforcer les droits du citoyen (V. JCP G 2008, I, 177, B. Plessix, étude) : possibilité d'invoquer l'inconstitutionnalité d'une loi à l'occasion d'un litige (V. JCP G 2008, I, 175, A. Roux, étude) ; institution d'un défenseur des droits et d'un référendum d'initiative populaire ; réforme du conseil supérieur de la magistrature (V. JCP G 2008, I, 176, J. Gicquel, étude). L'objectif est que l'ensemble de ces textes puissent être débattus au cours de la prochaine session parlementaire. Concernant la réforme de la procédure parlementaire, les nouvelles règles s'appliqueront à compter du 1er mars 2009. François Fillon a précisé que les dispositions organiques et ordinaires devront être prêtes d'ici là, en laissant le temps à chaque assemblée d'adapter ensuite son règlement. Enfin, le premier ministre a souligné la nécessité de saisir le Parlement du texte permettant de constituer la commission indépendante chargée de se prononcer sur la délimitation des circonscriptions législatives et la répartition des sièges de députés et de sénateurs dans le cadre d'une loi d'habilitation qui en fixera les principes directeurs. Sources :
Conseil des ministres, 3 sept. 2008, communiqué Décision de la Commission des sanctions de l'AMFLa Commission des sanctions de l'AMF a prononcé des sanctions pécuniaires à l'encontre de deux personnes, respectivement d'un montant de 200 000 euros et de 5 000 euros, par décision du 22 mai 2008. Il s'agit d'un cas de manquement d'initié dans lequel il était reproché aux mis en cause « d'avoir utilisé une information privilégiée relative à l'imminence de la signature d'un très important contrat de partenariat stratégique entre la société Poweo et le principal opérateur historique d'électricité autrichien, la société Verbund (...) ». Cette décision établit le « caractère privilégié » de l'information en cause en relevant que celle-ci était : - « précise », « car portant sur un projet suffisamment défini entre les parties pour avoir des chances d'aboutir (...) » ; - « non publique », car l'accord entre les sociétés Poweo et Verbund a été révélé par un communiqué de presse postérieurement à la réalisation des opérations reprochées aux mis en cause. - de nature « à avoir une incidence sur le cours », dans la mesure où « l'information portait (...) sur des éléments objectifs de nature à développer la confiance d'un investisseur raisonnable dans le titre Poweo et à le déterminer à investir sur le titre, et en conséquence, à avoir une incidence très favorable sur le cours du titre Poweo ; que d'ailleurs, le marché a très positivement réagi à l'annonce de ce partenariat puisque le titre Poweo a connu une hausse de 21,5 %, dès le lendemain de l'annonce de l'accord Poweo/Verbund » ; Une fois ainsi caractérisée l'existence d'une information privilégiée la Commission des sanctions s'est attachée à rechercher si les personnes mises en cause détenaient cette information lorsqu'elles avaient procédé à des opérations sur le titre. Hormis pour M. Schoenlaub, la Commission des sanctions a fait application de la méthode du « faisceau d'indices » selon laquelle : « à défaut de l'être par une preuve tangible la détention de l'information privilégiée peut être établie par un faisceau d'indices concordants desquels il résulte que seule cette détention peut expliquer les opérations auxquelles les personnes mises en cause ont procédé ». L'application de cette méthode aux données de l'affaire l'a conduite à mettre hors de cause trois des quatre intéressés et à prononcer en revanche une sanction envers la quatrième. La Commission a par ailleurs indiqué que « pour que soit assuré le caractère dissuasif de la sanction pécuniaire d'un manquement d'initié son montant doit être suffisamment supérieur à celui de l'avantage ou du profit réalisé (...) ». Cette décision peut faire l'objet d'un recours dans les conditions prévues aux articles R. 621-44 à R. 621-46 du Code monétaire et financier. Sources :
AMF, 29 août 2008, communiqué Plan Medvedev-Sarkozy: le président Saakachvili a signé un texte altéré (Lavrov)MOSCOU, 3 septembre - RIA Novosti. Le texte du plan Medvedev-Sarkozy de règlement des conflits en Géorgie signé par le président géorgien Mikhail Saakachvili est inauthentique, a déclaré mercredi à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. "La dernière clause du document sur les principes fondamentaux de règlement des conflits, que les présidents Dmitri Medvedev et Nicolas Sarkozy ont approuvé le 12 août, prévoit notamment le début d'une discussion internationale sur les mesures à prendre pour garantir la sécurité et la stabilité de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud", a indiqué M.Lavrov avant de préciser que la variante du texte signée plus tard par le président Saakachvili porte sur "la sécurité et la stabilité EN Abkhazie et EN Ossétie du Sud". "C'est une altération des ententes Medvedev-Sarkozy, une falsification flagrante" et "le texte authentique est celui qui a été approuvé par les présidents russe et français au Kremlin le 12 août", a conclu le chef de la diplomatie russe. Xavier Bertrand prône la relance de l'Europe sociale devant le Parlement européenLe ministre du Travail, Xavier Bertrand, a affirmé, le 2 septembre, devant le Parlement européen réuni en session plénière sa volonté de faire de 2008 « l'année de la relance de l'Europe sociale ». Le ministre a rappelé que la rénovation de l'agenda social européen est l'un des grands enjeux de la présidence française de l'Union européenne afin de répondre à quatre défis : la mondialisation, le changement climatique, les évolutions démographiques et la diversité croissante des sociétés européennes (V. déjà JCP S 2008, act. 364). Le ministre est revenu sur les textes en cours de discussion : - les directives relatives au travail intérimaire et au temps de travail, notamment le temps de garde (V. JCP S 2008, act. 326). Le ministre a demandé au Parlement de se prononcer le plus rapidement possible ; - la révision de la directive sur les comités d'entreprise européens proposée par la Commission européenne (V. JCP S 2008, act. 325), qui permettra à la fois de clarifier la définition de l'information et de la consultation des représentants des salariés et de garantir une réelle implication des comités dans les décisions des entreprises. Le ministre, qui souhaite parvenir à un accord avant la fin de l'année 2008, a précisé que les représentants de la Confédération européenne des syndicats et de Business Europe acceptaient cette proposition comme base de travail et avaient engagé des discussions ; - la proposition de directive relative à la lutte contre les discriminations, hors du champ de l'emploi, présentée par la Commission pour laquelle le Parlement doit être consulté pour avis. Le ministre a indiqué que la proposition tenait compte de la résolution adoptée par le Parlement ; - les services sociaux d'intérêt général : Xavier Bertrand souhaite travailler avec la Commission à l'élaboration d'une feuille de route « qui fixerait un certain nombre d'objectifs intermédiaires pour continuer à avancer dans ce dossier ». Le ministre du Travail a, en outre, évoqué la recherche d'un accord sur le règlement d'application en matière de coordination des régimes de sécurité sociale. Sources :
Min. Trav., 2 sept. 2008, communiqué Les projets du Gouvernement en matière économique et financièreLe ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a présenté le 1er septembre au quotidien La Tribune les propositions qu'elle formulera lors de l'Ecofin des 12 et 13 septembre prochain. La ministre propose notamment de réfléchir à un allègement de l'imposition sur le patrimoine, afin de rapprocher la fiscalité française de la moyenne européenne. Cette imposition est supérieure à la moyenne européenne, à la différence de l'imposition des revenus du capital, qui apparaît la plus faible. La ministre fera prochainement des propositions au président de la République. Le Premier ministre a indiqué qu'une nouvelle réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) n'était « pas à l'ordre du jour ». Citant notamment la réforme du bouclier fiscal à 50 %, François Fillon a assuré que le Gouvernement n'irait « pas plus loin ». Concernant la taxe sur les revenus des capitaux prévue pour financer le revenu de solidarité active (RSA), Christine Lagarde a indiqué qu'elle serait incluse dans le calcul du bouclier fiscal. Par ailleurs, la ministre a détaillé le calendrier de suppression de l'impôt forfaitaire annuel (IFA), (variable en fonction du chiffre d'affaires des entreprises et versé même en l'absence de bénéfices). Dès le 1er janvier 2009, les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 1,5 million d'euros en seront exonérées. À partir du 1er janvier 2010, celles dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 15 millions d'euros, puis à compter du 1er janvier 2011, les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse les 15 millions d'euros en seront exonérées. Par ailleurs, le Gouvernement souhaite donner la priorité à une meilleure coordination des politiques économiques européennes, « afin que le ralentissement économique ne remette pas en cause la poursuite des réformes structurelles engagées dans chacun des pays membres ». La ministre proposera une rénovation de la relation des gouvernements avec la BCE et la Banque européenne d'investissement (BEI) et souhaite engager la BEI dans un grand programme en faveur des PME-PMI. Enfin, sur la question des niches fiscales plafonnées en 2009, Christine Lagarde rencontrera très prochainement chaque ministre concerné. Sources :
Premier ministre, 1er sept. 2008, communiqué Le Parlement européen adopte trois rapports en vue d'améliorer la coopération judiciaireTrois rapports ont été adoptés le 2 septembre par le Parlement européen réuni en session plénière, traitant de la reconnaissance entre États membres des jugements rendus par contumace, du renforcement du système Eurojust et du Réseau judiciaire européen. Concernant la reconnaissance mutuelle des jugements par contumace, le premier rapport propose d'établir des règles communes pour la reconnaissance et l'exécution de décisions judiciaires issues d'un État membre autre que celui où se trouve la personne visée par la décision. Malgré les quatre décisions-cadres en la matière, les systèmes judiciaires nationaux divergent et dans beaucoup de procès par contumace, la personne concernée peut invoquer le fait qu'elle n'a pas été informée des procédures. Le Parlement souhaite que les cas dans lesquels l'exécution peut être refusée soient définis. Le système du nouveau procès n'existant pas dans tous les États membres, il est proposé qu'il puisse prendre la forme d'un appel. Le second rapport concerne le renforcement du système européen Eurojust de coopération judiciaire en matière pénale, dans la mesure où diverses interprétations nationales cohabitent. Le rapport propose la création d'un socle commun de compétences judiciaires équivalentes pour tous les intervenants. Il demande aussi que les liens entre Eurojust et le Réseau judiciaire européen soient renforcés, via l'établissement d'un système national de coordination, et souhaite que la communication à Eurojust des informations qui lui sont nécessaires devienne obligatoire. De plus, le Parlement souhaite un droit de contrôle sur les activités du réseau. Enfin, le troisième rapport porte sur le Réseau judiciaire européen (RJE). Il propose de renforcer le système de communication entre points de contact via un réseau de télécommunications plus sûr et de clarifier les relations entre le RJE et Eurojust. La décision-cadre qui devrait être adoptée lors de la seconde session plénière de septembre (rapport Roure) renforcera la protection des données. Sources :
PE, 2 sept. 2008, communiqué Demandes d'asile : les députés européens demandent la modification du règlement de DublinDans un rapport d'initiative adopté le 2 septembre, les députés européens appellent à mettre en place une procédure unique et un mécanisme de « partage du fardeau » pour alléger la charge disproportionnée des demandes d'asile qui incombent à certains pays. Le règlement (CE) n° 343/2003 du Conseil du 18 février 2003, dit règlement de Dublin, établit en effet les critères de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande d'asile présentée dans l'un des États membres par un ressortissant d'un pays tiers (JOUE L 50, 25 févr. 2003). Le Parlement souligne que ce système entraîne une charge importante pour les pays du Sud de l'Union auxquels il incombe de traiter de nombreuses demandes alors qu'ils ne représentent pas forcément la destination finale du demandeur d'asile (Grèce, Malte, Chypre et Espagne). Ces pays sont ciblés soit pour des raisons géographiques, soit parce que le traitement des demandes y est supposé plus souple (Espagne, Italie), Les députés européens demandent également à la Commission européenne d'ajouter une disposition qui restreigne la rétention des demandeurs d'asile pour en faire une mesure de dernier recours, en spécifiant les motifs qui peuvent justifier le recours à la rétention, ainsi que les garanties procédurales dont il devrait être assorti. Le Parlement exprime, en outre, sa préoccupation au sujet des divergences et des insuffisances dont la Commission fait état dans son évaluation du système de Dublin à propos de la collecte des données, concernant plus particulièrement l'enregistrement des empreintes digitales des personnes franchissant irrégulièrement les frontières extérieures de l'Union. Sources :
PE, 2 sept. 2008, communiqué Modalités du consentement d'un couple ou d'un membre survivant à l'accueil d'embryons par un couple tiersUn arrêté du 22 août 2008 prévoit que le consentement d'un couple, ou du membre survivant en cas de décès de l'autre membre du couple à l'accueil, de son ou de ses embryons par un couple tiers doit être exprimé par écrit au moyen de formulaires types figurant en annexes. Le consentement doit être confirmé par écrit, au terme d'un délai de réflexion d'au moins trois mois à compter de la signature du premier document. Sont annexés au présent arrêté : - le formulaire type de consentement d'un couple à l'accueil de son ou de ses embryons par un couple tiers (annexe 1), au terme duquel le couple déclare avoir reçu les informations sur la procédure d'accueil (C. santé publ., art. R. 2141-2) et en particulier : l'impossibilité de connaître l'identité du couple d'accueil de ou des embryon(s) pour le(s)quel(s) le couple a renoncé à son projet parental ; l'absence de lien de filiation avec l'enfant ; l'interdiction d'une contrepartie pécuniaire ; l'obligation de confirmer, par écrit, le consentement exprimé après un délai de réflexion d'au moins trois mois. L'accueil de l'embryon est subordonné à une décision de l'autorité judiciaire. En outre, si le (ou les) embryon(s) n'a (ou n'ont) pas été accueilli(s) dans un délai de cinq ans à compter de la date de signature dudit document, il sera mis fin à la conservation de cet (ou ces) embryon(s). - le formulaire type de confirmation du consentement au terme d'un délai de réflexion d'au moins trois mois après la signature du premier document (annexe II). - le formulaire type de consentement du membre survivant en cas de décès de l'autre membre du couple à l'accueil de son ou de ses embryons par un couple tiers (annexe III). Outre les mentions du premier formulaire (annexe I), la personne concernée consent à l'accueil par un autre couple de (ou des) embryon(s) conservé(s) pour le(s)quel(s) la personne a dû renoncer à tout projet parental en raison du décès de son conjoint, - le formulaire type de confirmation du membre survivant au terme d'un délai de réflexion d'au moins trois mois après la signature du premier document. L'arrêté du 11 avril 2001 est abrogé. September 02 Mer Noire: les navires de guerre otaniens déséquilibrent la situation (MID)MOSCOU, 1er septembre - RIA Novosti. La présence de navires de forces navales étrangères en mer Noire déstabilise la situation dans la région, a annoncé lundi le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères (MID) Andreï Nesterenko lors d'une conférence de presse à RIA Novosti. 18 navires de guerre otaniens, dont des marines américaine, espagnole, allemande, polonaise et turque, se trouvent actuellement dans le bassin de la mer Noire. "Le fait que des navires de guerre de certains Etats étrangers munis de sérieux armements aient mis le cap sur les côtes de la mer Noire, ne peut pas être considéré comme une mesure visant à stabiliser la situation", a dit le diplomate russe. D'après lui, si ces navires de guerre quittent le bassin, la Russie qualifiera ce geste de signe concret en faveur de la normalisation de la vie dans la région. Partenariat Russie-UE: aucun lien avec le retrait des troupes russes (Tchijov)BRUXELLES, 2 septembre - RIA Novosti. La décision de l'UE qui lie le déroulement de négociations ultérieures sur la signature d'un nouvel accord de base Russie-UE avec le retrait des troupes a suscité l'embarras chez le représentant permanent de la Russie auprès de l'UE Vladimir Tchijov. "Je n'aime pas que le processus de négociation soit lié avec le retrait des troupes sur les positions avant le 7 août", a indiqué Vladimir Tchijov à RIA Novosti. "S'il s'agit des troupes russes, elles sont déjà retirées, or s'il s'agit des troupes géorgiennes, on ne comprend pas très bien quel rapport avec les négociations, c'est un prétexte tiré par les cheveux ", a-t-il noté. Les leaders des 27 pays de l'UE ayant organisé le sommet extraordinaire à Bruxelles sur la Géorgie ont pris la décision de reporter le deuxième volet des négociations sur un nouvel accord avec la Russie. Le premier round des négociations s'est tenu le 4 juillet à Bruxelles, alors que la tenue du deuxième round a été programmée pour la mi-septembre. Le lancement des pourparlers, visant la conclusion d'un nouvel accord de base sur la coopération stratégique Russie-UE a été bloqué pendant une longue période par la Pologne et par la suite par la Lituanie. Le représentant permanent de la Russie auprès de l'UE a exprimé le souhait que la situation s'éclaircisse lorsque Nicolas Sarkozy, dont le pays assure pour le moment la présidence tournante de l'UE, se rendra la semaine prochaine à Moscou pour rencontrer son homologue russe. Les présidents russe et français, Dmitri Medvedev et Nicolas Sarkozy, ont élaboré le 12 août, lors de négociations au Kremlin, un accord en six points destiné à mettre un terme au conflit russo-géorgien. Le plan prévoit "l'engagement à ne pas recourir à la force", la fin de toutes les opérations militaires, la garantie "de accès libre à l'aide humanitaire", le retour des troupes géorgiennes vers leur positions habituelles et le retrait des troupes russes "derrière les lignes antérieures au déclenchement des hostilités". Le sixième point prévoit "l'ouverture de discussions internationales" sur le "statut futur" de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, dont l'indépendance a été reconnue par Moscou le 26 août. La Russie a appliqué toutes les conditions de cet accord. Modalités d'organisation du Haut conseil du commissariat aux comptesUn décret du 29 août 2008 relatif au Haut conseil du commissariat aux comptes est publié au Journal Officiel 31 Aout 2008. Autorité publique indépendante instituée auprès du garde des Sceaux, le Haut conseil du commissariat aux comptes a pour mission d'assurer la surveillance de la profession avec le concours de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, en veillant notamment au respect de la déontologie et de l'indépendance. Le Haut conseil est en outre l'instance d'appel des décisions prises par les chambres régionales. Le présent décret précise l'organisation du Haut conseil. Les emplois civils permanents sont occupés par des magistrats, des fonctionnaires, détachés ou mis à disposition contre remboursement pour une durée de trois ans renouvelables, des militaires affectés, en position d'activité, pour la même durée et des agents non titulaires de droit public recrutés par contrat. Le texte prévoit que le secrétaire général du Haut conseil, hors le cas de la représentation en justice qui appartient au président, représente l'instance dans tous les actes de la vie civile. Il est assisté d'un secrétaire général adjoint. Les autres dispositions portent sur les modalités de gestion du Haut conseil, en particulier l'établissement du budget annuel. Le Haut conseil est doté d'un agent comptable responsable personnellement et pécuniairement notamment dans les conditions fixées par le décret n° 2008-228 du 5 mars 2008 relatif à la constatation et à l'apurement des débets des comptables publics et assimilés (Journal Officiel 7 Mars 2008). Ses comptes sont jugés directement par la Cour des comptes. Par ailleurs, la Compagnie nationale communique chaque année au Haut conseil, avant le 31 octobre, les déclarations d'activité qui lui sont transmises par les compagnies régionales. Elle indique en outre avant le 30 septembre, le nombre de commissaires aux comptes au 1er janvier 2008. La confédération européenne des syndicats remet son mémorandum au chef de l'ÉtatLe président de la République a reçu, le 1er septembre, une délégation de la confédération européenne des syndicats (CES) qui lui a remis son mémorandum. Ont également assisté à cette réunion les dirigeants des syndicats français adhérents à la CES (CGT, CFDT, FO, CFTC et l'UNSA). Les représentants de la CES ont fait part de leur préoccupation sur la question des salariés en détachement qui, dans certains pays, pourraient voir certains de leurs droits sociaux réduits par rapport à leurs collègues du pays où ils travaillent. Le président de la République a demandé qu'un travail d'analyse, notamment juridique, soit conduit pour prendre la mesure du phénomène et envisager si des mesures correctives sont souhaitables, au niveau national ou européen. Dans son mémorandum, la confédération européenne propose en particulier d'ajouter au Traité un protocole de progrès social. Selon la CES, des arrêts récents de la Cour de justice des Communautés européennes « ont remis en cause les droits fondamentaux au profit des règles du marché ». La CES attend également un accord rapide s'agissant des comités d'entreprise européens (V. la proposition de directive adoptée le 2 juillet 2008 par la Commission européenne : JCP S 2008, act. 377). Par ailleurs, les représentants de la CES ont indiqué au président de la République leur inquiétude sur la situation économique européenne et leur souhait de voir l'Union développer une « politique énergétique verte ». Le chef de l'État a répondu qu'il consacrerait tous ses efforts pour que le paquet énergie-climat soit adopté dans les prochains mois. Sources :
Prés. Rép., 1er sept. 28, communiqué CES, 1er sept. 28, communiqué Le Parlement européen se réunit en session plénière du 1er au 4 septembre 2008Le Parlement européen se réunit exceptionnellement à Bruxelles pour sa session plénière de rentrée, du 1er au 4 septembre. Les débats porteront sur la justice, le paquet social, les communications électroniques, ainsi que les règles de classification, d'étiquetage et d'emballage des substances et des mélanges. La présentation du projet de budget général pour l'exercice 2009 est également à l'ordre du jour. Afin de représenter la présidence du Conseil de l'Union européenne, plusieurs ministres français seront présents : - le garde des Sceaux, Rachida Dati, à l'occasion de la discussion sur le réseau judiciaire européen, le renforcement d'Eurojust et l'application du principe de reconnaissance mutuelle des décisions judiciaires rendues par défaut (1er septembre) ; - le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, Xavier Bertrand, sur « le paquet social » (2 septembre) ; - le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Eric Woerth, lors de la présentation du projet de budget 2009 (2 septembre) ; - le secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la Consommation, Luc Chatel et le secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques et du développement de l'économie numérique, Eric Besson, sur les communications électroniques (2 septembre) ; - le secrétaire d'État chargée de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors de la question orale sur les sols (4 septembre). Sources :
Parlement européen, 1er sept. 2008, communiqué Entrée en vigueur d'un règlement européen visant à garantir la sécurité alimentaireLe règlement (CE) n° 396/2005 du 23 février 2005 concernant les limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, et modifiant la directive 91/414/CEE du Conseil, est entré en vigueur le 1er septembre 2008 (JOUE L 70, 16 mars 2005, p. 1). Le texte fixe des valeurs harmonisées pour les limites maximales applicables aux résidus de pesticides (LMR). Il supprime notamment les 27 listes de LMR nationales, « source de confusion », selon la Commission. En effet, des limites différentes pouvaient s'appliquer auparavant selon les États à un même pesticide et à une même culture. La limite maximale de résidus (LMR) de pesticides, qui peuvent demeurer en faible quantité sur les récoltes, s'entend de la concentration maximale de résidus de pesticide légalement tolérée dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux. Le nouveau règlement couvre environ 1 100 pesticides utilisés dans l'agriculture dans l'Union ou le reste du monde et répertorie les LMR de 315 produits agricoles. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est chargée de l'évaluation de la sécurité des produits, sur la base des propriétés des pesticides, des limites maximales escomptées sur les denrées et des différents régimes alimentaires des consommateurs européens. Les agriculteurs, les opérateurs et les importateurs, responsables de la sécurité alimentaire, doivent respecter les LMR. Les autorités des États membres sont chargées de contrôler et de faire appliquer les LMR. La Commission effectuera des inspections dans les États membres afin de vérifier leurs activités de contrôle. En outre, le site de la Commission met à disposition une base de données permettant d'effectuer une recherche sur la LMR applicable à chaque produit et à chaque pesticide. Sources :
CE, communiqué IP/08/1282, 1er juill. 2008 Transports collectifs : actions de prévention de la délinquance et de sécurisationUn décret du 27 août 2008 précise les modalités du concours apporté par les autorités organisatrices de transports collectifs de voyageurs aux actions de prévention de la délinquance et de sécurisation des personnels et des usagers. Ce texte n'est pas applicable dans la région d'Ile-de-France. Les autorités organisatrices de transports collectifs de voyageurs visés sont : l'État, les collectivités territoriales, notamment les régions, et les groupements de collectivités territoriales organisant des transports publics collectifs de voyageurs. Le texte précise que le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent doit informer les autorités précitées de l'élaboration ou de la modification du contrat local de sécurité (CGCT, art. D. 2211-1). Ces autorités sont associées à l'élaboration des dispositions propres aux transports et doivent préciser les mesures de prévention de la délinquance ou de sécurisation des personnels et des usagers qu'elles s'engagent à mettre en oeuvre pendant la durée du contrat. Elles communiquent régulièrement sur les faits de délinquance commis dans le cadre des services de transport. À la demande du maire ou du président de l'établissement public de coopération intercommunale, elles sont associées aux travaux du conseil local ou intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance sur les questions relatives aux transports collectifs de voyageurs. En outre, le représentant de l'État dans le département doit être informé, dès leur adoption, des modifications apportées à l'organisation des services de transport ou aux modes d'exploitation de ces services ainsi que des aménagements tarifaires temporaires prévus à l'occasion de l'organisation de manifestations sportives, culturelles ou festives. Les autorités organisatrices de transport transmettent les données statistiques relatives aux faits de délinquance intervenus dans leurs réseaux de transport au moins une fois par an au représentant de l'État dans le département. Elles sont associées à l'élaboration du plan de prévention de la délinquance dans le département. | ||